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SANS LES YEUX

court métrage

« Sans les yeux » est un court-métrage qui raconte le parcours de Michelle, une jeune artiste brutalement confrontée à la perte de la vue. Au cœur de ce récit, il ne s’agit pas seulement de handicap, mais de transformation. Comment continuer à créer quand le regard disparaît ? Comment retrouver le geste artistique lorsqu’on ne perçoit plus le monde comme avant ?

À travers cette œuvre, nous souhaitons explorer la reconstruction identitaire d’une artiste privée de son outil principal : la vue. C’est un voyage intérieur, une quête de sens et de sensation, où Michelle devra réapprendre à apprivoiser le monde avec d’autres perceptions, à ressentir plutôt qu’à voir, à s’exprimer autrement.

Nous voulons proposer une mise en scène immersive, centrée sur les sons, les textures, les silences, les respirations pour que le spectateur entre dans la peau de Michelle. Notre ambition est de faire du handicap non pas une fin, mais un nouveau départ, un tremplin vers une autre forme de beauté.

Ce projet est porté par une équipe jeune et engagée : je suis accompagnée du producteur Damien André Gallochat, passionné par les récits humains et sincères, ainsi que du directeur artistique Corentin Verniolle, dont la sensibilité visuelle saura sublimer ce parcours intérieur. Ensemble, nous avons conçu un dossier artistique complet et cohérent afin de donner vie à cette histoire. Nous sommes actuellement à la recherche de financements pour permettre à « Sans les yeux » de voir le jour.

RÉSUMÉ DÉTAILLÉ 

La scène s’ouvre dans l’obscurité, tandis que le générique apparaît à l’écran. En fond sonore, le bruit d’une ambulance retentit, se fondant progressivement dans l’agitation d’un hôpital. On entend des pas précipités, des voix paniquées, et le son d’un brancard roulant à toute vitesse. Anne, la mère de Michelle, pleure tandis qu’un médecin annonce que sa fille vient de perdre la vue.

La scène suivante se déroule dans une chambre d’hôpital. Michelle est assise sur son lit, silencieuse. Ses parents entrent et tentent de la réconforter, mais elle reste plongée dans le mutisme, enfermée avec ses démons.

Trois semaines plus tard, Michelle quitte l’hôpital et rentre chez elle avec ses parents. À peine arrivée, elle s’enferme dans sa chambre et, peu à peu, commence à la redécouvrir autrement, s’appuyant sur son ouïe et son toucher. Elle tente de dessiner, mais, frustrée de ne pas voir son œuvre, elle s’énerve et abandonne. En essayant de se lever, elle chute de sa chaise et se recroqueville au sol, en larmes.

Le lendemain matin, Michelle est allongée dans son lit. Sa mère entre pour lui souhaiter une bonne journée avant de partir au travail. Michelle ne réagit pas.

Attirée par l’odeur du petit-déjeuner que son père a ramené, elle finit par sortir de sa chambre. Elle descend prudemment les escaliers et entre dans la cuisine, où son père est assis à table, silencieux, un café à la main. Michelle attrape un petit pain et commence à manger. Lorsqu’elle tente de se servir un café, elle renverse la tasse, répandant le liquide partout. Son père l’observe, sans intervenir.

 

Plus tard, son ami Baptiste vient lui rendre visite. Il entre dans sa chambre et lui tend la fiche de ses partiels. Il plaisante sur le fait qu’elle ne peut pas voir sa note et agite ses mains devant elle pour tester sa cécité. Michelle l’interrompt sèchement, et Baptiste lui propose d’aller au cinéma. Sarcastique, elle lui rétorque que ça n’a aucun intérêt, mais il insiste.

On les retrouve dans une salle de cinéma, pop-corn en main, assis côte à côte. Lorsque le film commence, Michelle se laisse distraire par les bruits de la salle. Plus que le film lui-même, ce sont les souffles, les chuchotements et le moindre son environnant qui captivent son attention. Elle se perd dans cet univers sonore, oubliant presque l’écran. Pendant ce temps, Baptiste tente une approche et glisse sa main dans la sienne. Michelle ne recule pas, et finit même par la serrer doucement.

Le soir, au dîner, sa mère l’accable de questions et de remarques, la considérant désormais comme une handicapée. Une dispute éclate, et Michelle fuit dans sa chambre. Peu après, son père la rejoint pour la réconforter. Elle se livre à lui, vulnérable. Pour lui changer les idées, il met leur chanson préférée et l’invite à danser. Un instant de complicité naît entre eux.

Plus tard dans la nuit, incapable de dormir, Michelle descend boire un verre d’eau. En ouvrant le frigo, elle fait tomber un pot de confiture. Elle s’accroupit pour le ramasser et, en goûtant distraitement la confiture sur ses doigts, une idée germe dans son esprit.

Déterminée, elle rassemble divers aliments, sauces, boissons et épices, puis remonte dans sa chambre. Elle s’empare d’une feuille et commence à dessiner avec ces textures et odeurs familières. Peu à peu, elle s’immerge totalement dans son œuvre, utilisant le goût et l’odeur des aliments pour associer les couleurs dans son esprit. Ses parents, restés dans l’encadrement de la porte, l’observent en silence. Michelle est en train de se réapproprier son art. Lorsqu’elle redresse la tête, son dessin achevé, un sourire éclaire enfin son visage.

BOOK ARTISTIQUE

SCENARIO (p.8 à p.10)

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